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Crédit et Islam

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Crédit et Islam

Message par LYAZIDI.Dalal le Mar 16 Sep 2008 - 11:40

Assalamo 3alikom

"Je ne sais pas si vous avez eu le temps de remarquer dans l'actualité d'aujourd'hui (à l'ouverture de la bourse ce matin) la faillite de Lehman Brothers, ni si vous vous rendez compte de la dimension historique de l'évènement. Cette banque était jusqu'à aujourd'hui une des plus importantes banques d'affaires américaines, née en 1850 elle avait pourtant survécue à la crise de 1929! C'est vous dire si la crise d'aujourd'hui est inquiétante... .et à se demander qui survivra à ce
cataclysme économique dont les conséquences sont mondiales (tout le système financier étant lié)...
Voilà, concernant la crise économique actuelle, ce qu'on pouvait lire en début de semaine dans l'avant propos de la revue économique de référence : Challenges... .
Cela vaut le coup d'œil, rien que pour cette petite perle que je n'aurais jamais imaginé lire dans le premier magasine économique : "c'est plutôt le Coran qu'il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité
sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n'en serions pas là."

Pour ceux qui ont trois minutes, bonne lecture !"


Dernière édition par LYAZIDI.Dalal le Mar 16 Sep 2008 - 11:47, édité 1 fois
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Re: Crédit et Islam

Message par LYAZIDI.Dalal le Mar 16 Sep 2008 - 11:45

Challenges, 11 septembre 2008
Le pape ou le Coran

« André Comte-Sponville, philosophe, nous l'a redit à satiété : le capitalisme ne peut pas être moral, ni contre la morale. Il est tout simplement amoral. L'économie et la morale relevant, au sens pascalien, de deux ordres différents, tenter de conjuguer les deux ensemble relève du «barbarisme», rappelle l'auteur de l'excellent essai Le capitalismeest-il moral ? (éditions Albin Michel). Mais même pour ceux qui ne croient pas à l'ordre divin, quelle tentation, au moment où le pape esten visite en France, de chercher quelques repères sur l'économie dansles textes du Vatican.


Notre chroniqueur Robert Rochefort, qui cache derrière ses fonctions dedirecteur du Crédoc un attachement à la tradition des chrétiens sociaux, n'a pourtant rien trouvé de très récent en provenance de Rome (lire page 61). Rien en tout cas de très important depuis 1991, quand Jean-Paul II s'était essayé à l'économie dans son encyclique Centesimus annus, et qu'il y avait donné une justification du profit du bout de la crosse : la pierre angulaire du capitalisme y était reconnue tout au
plus «comme un bon indicateur du fonctionnement de l'entreprise».


En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c'est plutôt le Coran qu'il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n'en serions pas là. Il ne faut pourtant pas voir la finance islamique comme un exercice de troc moyenâgeux, car les pays du Golfe nous ont montré combien leur mentalité entrepreneuriale savait épouser le XXIe siècle. Simplement, leurs banquiers ne transigent pas sur un principe sacré : l'argent ne doit pas produire de l'argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. Interdits, les produits toxiques; oubliés, les ABS et CDO que personne n'est capable de comprendre. Autrement dit, l'argent ne peut être utilisé que pour financer l'économie réelle. Il n'y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c'est qu'elles n'y sont pas entrées. Le respect de ce principe du Coran est également fort utile dans la relation que chacun entretient avec l'argent, qu'il s'agisse des entreprises ou des
particuliers : les personnes morales n'ont ainsi pas le droit de s'endetter au-delà de leur capitalisation boursière; quant aux
personnes physiques, elles ne peuvent de facto souffrir de surendettement. Voilà des règles qui ne peuvent pas nuire. Et même si elles reposent sur un texte qui date du VIIe siècle, Benoît XVI aura du
mal à faire des sermons davantage puisés dans l'actualité. »



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